28 juillet 2006
Naissance.
Tout à un commencement. C'est au tour de ce blog de voir le jour.
Ce n'est pas le premier que je crée et ce ne sera pas le dernier. Mais celui-ci est spécial. Ce n'est pas pour moi que je le fais, pas totalement. Pour les Autres. Les Autres que j'apprécie et aime. Ils m'y verront d'une autre façon. Une autre partie de moi. Partie intégrante de mon être. Mon histoire. Celle que j'ai vécu, celle que je vis et celle que je vivrais. Ce qui pousse dans ma tête, y fleurit et y flétrit, des pensées de moi, de là-bas et d'ailleurs.
A Vous donc, aux visiteurs anonymes, à ceux qui me lieront et prendront part à ce blog.
Des mots pour des maux.
Le pouvoir des paroles, des mots
Peuvent briser un être en deux…
Je voulais être heureuse, j’étais joyeuse.
A présent, les larmes veulent s’écouler.
Ses mots qui rouvrent d’anciennes blessures
Laissant s’échapper de sombres sentiments.
Comment peut-on exister ?
Quand on est tout le temps blessé…
Je remontais la pente de ce puits
Mais malheureusement je suis retombé…
Verrais-je un jour la sortie ?
Ou resterais-je à jamais enterré…
©Blue'N'Black, Février 2005.
Déchéance d'une rose.

Observer l’éphémère par delà cette rose,
Voir la mort à travers son délicat fane ment,
D’où s’échappe une douce mélancolie de souvenirs,
Tel de fines poussières éparpillé au grès du vent.
De cette vision s’exprime une plus grande beauté,
Que même une vie toute en rose ne serait égaler.
La mort lui donne tout son sens et son importance,
Alors qu’une rose éternel n’a plus lieu d’être,
Elle ne pourrait dévoiler tout son charme et s’épanouir.
Seule son impermanence, la rend réellement belle à nos yeux.
Sombre peut être la mort et d’une profonde tristesse,
Mais elle est bien plus lumineuse et envoutante,
Pour ceux qui savent lui jeter un regard différent.
Texte&Image ©Blue'N'Black, 19 Mai 2006.
Mes amitiers à l'Amitier.
Les amis, les vrais. Les véritables. Ils sont peu nombreux. Pourtant nous pourrions en compter plus si la vie n'en décidait pas autrement. Après tout, ce n'est parfois la faute de personne. Personne n'est en tort.
Le déménagement m'a volé Armelle, ma meilleure amie de maternelle. Evocation d'un lointain passé plus proche qu'il n'y paraît... Nous n'étions que victimes, toutes les deux. Victimes du Destin. Toujours fourées ensemble. Toujours à sa recherche. Sans elle, j'étais perdue. Je me souviens encore de son sourire, de son visage... Le jour de son départ aussi. Le spectable de fin d'année. Il faut dire au revoir, après elle s'en va et ne reviendra plus... Couleurs d'été, collier ensoleillé... Elle s'efface, elle n'est plus là. Doux souvenir.
Son départ. Je ne me suis pas rendu compte, je le vivais autrement. Je ne crois pas avoir été triste. La frénésie des vacances qui approchais, les gateries, les cadeaux, les ballades... je n'avais pas le temps d'y penser. Fatalité, pourquoi se torturer l'esprit ? Vierge l'esprit de l'enfant, il n'est pas balayé par les maux inutiles. Soif d'emerveillement et de découverte. Dans un monde autre. Mon monde. Rien ne m'a jamais vraiment atteint à mon plus jeune âge. Rien qui ne sois essentiel. Je ne prenais que les bons cotés. Mais au fond ? Au fond de moi ? Qu'en est-il vraiment ? Etais-je vraiment insensible à tout intérieurement ? Au fond, que se cachait-il ? Au plus profond de moi...
Petit coma de la vie.
Retrouvaille cette nuit avec mon lit. Agréable de retrouver son chez-soi après 3 semaines de vacances. Sensation de douceur, j'ai aimé m'y blottir à nouveau parmis ses oreillers, coussins et peluches. C'est doux, c'est frais et c'est mieux qu'un yéti.
Dormir. Etat dans lequel je me délecte. Loin de tout, se disperce les douleurs et les tracas. Fuire. Ne plus penser, ne plus se triturer l'esprit. Seulement être. Profonde torpeur apaisante qui ne dure jamais eternellement. Parfois, je souhaiterais être dans le coma. Un profond coma. Pouvoir me reposer et surtout ne plus affronter la réalité. Tout en étant réceptrice à la vie qui m'entoure, à l'écoute. Observatrice. Lâche que je suis.
Face à la vie, je préfère rester impassible, ne prendre aucune décision, ne faire aucun choix car ils sont toujours source de conséquences. Pas toujours auquelles, nous nous attendions. Peur. Oui, j'ai peur de faire une bétise. De ne pas dire ce qu'il faut, de ne pas prendre le bon chemin, le bon choix. Peur de regretter. Je ne veux faire du mal à personne donc je laisse faire la plupart du temps. Je reste passive. Les Autres, Vous en avait parfois marre de ça. De décider à ma place. De mes Je ne sais pas continuels. J'en suis désolée. Ce n'est pas contre Vous. C'est mon esprit qui s'entremêle. Un vrai sac de noeud. Et merde ! Quel galère !
Culpabilité quand tu nous tiens.
Aujourd'hui, parmis les Autres, Vous. Un ami. Il m'a écrit quelque chose de juste. Je retranscris ses paroles sans les fautes les plus flagrantes et avec de la ponctuation. Tu veux que je te dise, *Moi*, la vie c'est comme le volant, il suffit de ne pas y penser. Si t'y pense, sois tu fonces tête baissé et tu finis dans le mur, sois t'y pense et tu deviens parano au point de rouler à 80 sur autoroute et là c'est quelqu'un d'autre qui te percute. Le jour où tu commenceras à conduire ,si tu repenses à ce que je viens de te dire et que d'ici là rien n'a changé pour toi, j'espère que tu comprendras le plein sens de cette métaphore parce qu'elle pourra te changer bien des choses.
En relisant, cela ne parle pas peut-être comme ça. Mais cela m'a "percuter". Eclairer. Grâce à Lui, j'ai pu bien me représenter, ce qu'il en était réellement. Pas ce que je voulais croire. Merci.
Mais, pourquoi ? Coupable. C'est le mot. Je m'en veux. De faire du mal, de ne pas avoir fait ce qu'il fallait. De ne pas pouvoir Les rendre heureux. De Les accabler encore plus. Depuis toujours, je me fait des reproches. Parfois qui n'ont pas de raison d'être. Inlassablement, nous nous disons qu'on aurait pu changer ça, l'éviter. Un remord persistant. Nous ne sommes pas des surhumains. Nous ne contrôlons pas tout. La vie est ce qu'elle est. Elle nous apprend des leçons. Il faut s'avoir vivre avec. Accepter.
Sur la route, ça ne depend pas que d'une seule, il faut être deux. Savoir quoi faire au bon moment, comment réagir. Bien sûr, il a toujours un fautif beaucoup plus coupable que l'autre. Je me met toujours du coté du coupable. L'entière responsabilité me revient. Mais enfin de compte, qu'est-ce que cela change ? C'est fait, plus de retour. Je le paye, mais pas assez durement à mon goût. Je n'ai pas encore assez mal.
Je m'excuse auprès de Vous tous. De vous avoir fait souffrir ou de le faire un jour ou l'autre. Je suis sincérement désolée. De Vous faire subir tout cela. Sur ce point, la culpabilité, je tiens de Maman, qu'est-ce que nous pouvons nous ressembler des fois. Je t'aime ainsi que Vous tous. La dernière chose que je souhaiterais, c'est de vous blesser d'une quelconque façon que ce sois.
29 juillet 2006
Rêve onirique.
Je ne veux pas affronter la réalité,
Est-ce mal de s’en protéger ?
Je voudrais dormir pour l’éternité,
Dois-je vraiment me réveiller ?
Au milieu de mes éternels songes,
Disparaît la souffrance qui me ronge.
Enlacés par mes doux rêves,
Tout mes tourments s’achèvent.
L’éveil, agoni de tous les jours,
Ne perdurera pas toujours.
Tout cela s’arrêtera,
Plus personne ne souffrira.
©Blue'N'Black, 12 Juin 2006.

